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Roger Spinhirny, l'orphelin qui nourrissait les orphelins

  • Photo du rédacteur: Restaurant Roger la Grenouille
    Restaurant Roger la Grenouille
  • il y a 5 jours
  • 1 min de lecture

Derrière chaque institution, il y a un personnage. Le nôtre s'appelait Roger Spinhirny, enfant de 1900, abandonné à la naissance avec son frère — et devenu l'un des restaurateurs les plus aimés du Paris d'avant-guerre.

De la cordonnerie au restaurant

Fasciné par le « manger », Roger transforme en 1930 une cordonnerie de la rue des Grands Augustins en restaurant. Le surnom arrive avec la spécialité : Roger la Grenouille. Le succès est immédiat — le Tout-Paris artistique en fait son repaire, de Picasso à Mistinguett.

Les jeudis des orphelins

L'homme n'oublia jamais d'où il venait. Tous les jeudis, il offrait le repas aux orphelins de Paris — ceux dont il avait partagé le sort. Cette générosité-là fonde l'identité de la maison bien plus que n'importe quel décor : une institution, au sens premier du mot, c'est un lieu qui rend ce qu'il a reçu.

L'héritage

Près d'un siècle plus tard, la maison reprise par François Pagot cultive le même cocktail de gouaille et de cœur. L'histoire complète est ici — et la suite s'écrit chaque soir, rue des Grands Augustins. Réserver

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